mai 28, 2020

Éducation : Un centre socio-éducatif pour les enfants malades 

Éducation : Un centre socio-éducatif pour les enfants malades 

Le centre socio-éducatif  « les enfants de maman nono », se consacre à l’éducation des enfants qui ont des problèmes psychiques.
 
 Ils sont quelquefois abandonnés dans les familles et envoyés dans la chambre quand les visiteurs arrivent à la maison. Ces enfants dont de nombreux parents ont honte, n’ont malheureusement pas choisi leur condition.  Ils déambulent en longueur de journée, le mal s’aggrave et  ils sont nombreux à finir dans la rue comme ces malades mentaux qui errent en longueur de journée dans la cité. Pourtant ces enfants tout comme les enfants normaux ont tout aussi besoin de l’éducation. C’est cet espoir de donner la même chance à tous les enfants, que Sarah Kala Lobè Kutta a en 1987 décidé de mettre sur pied un centre inclusif pour l’encadrement de ces enfants.
 30 ans donc que cette aventure dure. Située au cœur du quartier Bali dans l’arrondissement de Douala 1er, l’école n’a pas pris de ride. Le site est plutôt chaleureux et le lieu traduit bien l’esprit jovial des enfants qui y passent la  journée.   Pour les enseignants spécialisés qui travaillent ici au quotidien, la tâche est loin d’être facile : « La difficulté avec ces enfants, c’est de les ramener, les conscientiser, les discipliner. Quand ils arrivent ici, ils sont hypers actifs et il faut leur fournir un équilibre et les mettre dans les conditions pouvant leur permettre de suivre les enseignements que l’on peut leur donner», explique  Alain Daniel Soga Rott, directeur du centre.   Il faut beaucoup de patience nous dit-il, mais ces derniers ont la formation et la patience qu’il faut pour encadrer ces enfants spéciaux. « Il faut beaucoup de patience, car vous voyez un enfant de 17 ans, mais son quotient intellectuel est comme celui d’un enfant de 3 ans. Dans ce cas, on le met au niveau d’un enfant de 3 ans et on commence à l’encadrer par-là, parce que quand un enfant arrive c’est un diagnostic qui est posé pour identifier ses capacités et évaluer l’éducation que l’on doit lui donner pour qu’il puisse s’améliorer. Après cela, on a une feuille de route, chaque enfant a ses problèmes spécifiques et c’est pour cela que le ratio normal d’un éducateur spécialisé c’est 5 enfants », ajoute le directeur. L’apprentissage ici, c’est à travers le jeu.  Cette idée de la fondatrice qui est pédagogue puise sa source dans les traditions africaines : « Dans les civilisations africaines, on avait compris qu’en concevant des activités culturelles et artistiques pour les enfants on pouvait renforcer valeurs capacités et contribuer à leur développement affectif et cognitif surtout pendant la période préscolaire », explique Sarah Kala Lobe Kutta, fondatrice du centre « les enfants de Maman Nono ».
Cette année marque une étape importante  dans la vie du centre  et la fondatrice a décidé de marquer un arrêt et  célébrer.  Y allant, du 12 au 14 décembre, le centre ouvre ses portes au public. Cette célébration  qui a pour thème, « la culture au secours de l’éducation », est une occasion nous dit-on, pour sensibiliser les citoyens sur l’impératif de concilier les deux thématiques, que sont la culture et l’éducation afin de définir une « identité sociale authentique ».  
Par : Lucienne Wouassi

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