septembre 20, 2019

PRESIDENTIELLE 2018 : NDIFOR AFANWIN FRANKLIN ‘’PROPHET FRANK’’, LA GRANDE CURIOSITE

PRESIDENTIELLE 2018 : NDIFOR AFANWIN FRANKLIN ‘’PROPHET FRANK’’, LA GRANDE CURIOSITE

Son nom n’est pas populaire. Homme de Dieu il se présente sous la bannière du MCNC, il se dit confiant et s’engage à redorer le blason du Cameroun. Il s’est livré dans cet entretien mené par Sandrine Babo.

Sandrine Babo : Le conseil électoral d’Elections cameroon (Elecam) vient de publier la liste des candidats devant prendre part à l’élection présidentielle du 7 octobre 2018.Sur les 28 postulants, 9 ont reçu l’onction de l’organe dont vous, Ndifor Afanwin Franklin. Comment avez-vous appris la nouvelle ? Ce fut une grosse surprise ?
Ndifor Afanwin Franklin : Je suis un homme de prière. J’étais en train de faire ma prière et j’ai été informé que ma candidature avait été retenue par le conseil électoral d’Elecam. C’était la joie, j’étais content. Ce que Dieu avait prédit se concrétise progressivement. Voilà les premiers pas. C’est sa volonté qui se manifeste. Point besoin d’être surpris
S.B : Justement. Un homme de Dieu candidat à la présidentielle au Cameroun, ce n’est pas tous les jours que cela arrive, si ce n’est la première fois…
N.A.F : Le Cameroun et les Camerounais ont tant pleuré. Ils sont détruits dans l’âme. Notre pays a des problèmes. Tout le monde prie pour un changement. Homme de Dieu, le Seigneur m’a demandé de quitter l’autel un moment pour participer à la résolution de tous ces problèmes car il faut avoir un cœur universel pour remettre le Cameroun sur pied. Notre nation a plusieurs ethnies qu’il faut fusionner sans discrimination. Quand vous regardez l’administration aujourd’hui, un groupuscule de personnes s’est accaparé des affaires. Ce qui suscite les plaintes des populations notamment la crise sociopolitique actuelle dans les régions anglophones du pays
S.B : Ndifor Afanwin Franklin, un nom pas très connu sur la scène politique, votre parti aussi. Les Camerounais vous découvrent. Vous êtes jeune. Cette jeunesse représente-t-elle un avantage pour vous par rapport aux autres candidats? Comment comptez-vous conquérir le cœur de potentiels électeurs encore curieux?
N.A.F : Depuis plusieurs décennies, les personnes d’un certain âge sont aux commandes. Et le résultat est celui que nous connaissons tous. Forfaitures, fourberies, cynisme, corruption entre-autres. C’est une déplorable réalité! Raison pour laquelle le Très-Haut a choisi pour cette Présidentielle, un jeune, moi, 38 ans bientôt. Ma jeunesse est un atout faut pas le nier. Mon agilité me permettra de parcourir tout le Cameroun assez souvent, dans des délais précis afin de toucher les réalités des populations et rattraper le temps perdu durant toutes ces années, en matière de gouvernance surtout. Selon moi c’est aussi ça le rôle d’un chef d’Etat.
S.B : Vous êtes déterminé à redorer l’image du Cameroun qui vous semble ternie aujourd’hui. Vous avez été investi par le MCNC (Mouvement Citoyen National Camerounais). Le calendrier de tout le processus jusqu’au 7 octobre est enclenché, les dates clés sont connues depuis quelques temps. Le 24 septembre prochain débute la campagne électorale. Sur quoi portera la vôtre?
N.A.F : On a un plan bien conçu, bien établi, une nouvelle vision pour le Cameroun. Vous aurez plus de détails une fois que le MCNC sera sur le terrain. On ne va pas séduire le peuple comme on l’a souvent vu avec les différents candidats lors des précédentes Présidentielles. Il est tant que les camerounaises et les camerounais soient conscients et fassent preuve de discernement. Stop à l’achat des consciences des populations en proie à la misère. Elles doivent dire non aux cadeaux de toute nature qui orientent le choix du candidat. Le choix doit reposer sur ce candidat capable de répondre aux besoins et aux réclamations du peuple. Tout citoyen a une part de responsabilité dans la manière dont tous les citoyens doivent vivre ensemble. Le MCNC porte si bien son idéologie
S.B : Jusqu’où comptez-vous battre campagne ?
N.A.F : Jusque dans les bas-fonds de ce pays. Partout où les gens aspirent au changement, nous irons passer notre message. Tous les camerounais doivent suivre le mouvement incarné par le MCNC. Rien ne nous arrêtera
S.B : Les leaders de l’opposition camerounaise ne sont pas unanimes sur une mise en place potentielle d’une coalition de partis politiques en vue de l’élection à venir. Au MCNC que pense-t-on de l’idée d’une coalition ?
N.A.F : C’est très possible. Au MCNC nous sommes patriotes, dynamiques. Nous restons ouverts avec tout le monde ainsi qu’aux différents appels exceptés les opportunistes politiques peu soucieux de l’avenir du Cameroun. Nous ne nous braquons pas automatiquement à l’idée de la création d’une coalition regroupant les partis d’opposition dans le cadre de l’échéance 2018
S.B : Vous êtes jeune, vous incarnez l’espoir. Que promettez-vous au Camerounais si vous êtes élu ?
N.A.F : Il est tant que le peuple camerounais tout entier dise non à ce qui ne marche pas au Cameroun. Je suis un homme de Dieu et rien n’est impossible à Dieu. Certes l’environnement politique n’est pas reluisant, mais tout n’est pas perdu. Le MCNC vient avec un vent nouveau pour changer la donne. Après analyse de la situation qui prévaut dans notre nation nous sommes conscients des enjeux cruciaux concernant l’avenir de ce cher et bel héritage que nous ont légué nos ancêtres. Notre impérieux devoir est de sauver le Cameroun du naufrage auquel il semble condamné
Par : Sandrine BABO

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