mai 28, 2020

AGRICULTURE : PIDMA 2018  LES FEMMES RURALES EXPOSENT A DOUALA

AGRICULTURE : PIDMA 2018 LES FEMMES RURALES EXPOSENT A DOUALA

PIDMA 2018
LES FEMMES RURALES EXPOSENT A DOUAL
C’était à la faveur de l’exposition-vente organisée jeudi dernier à l’esplanade de la Délégation Régionale du Minader du Littoral à Bonanjo

Cette exposition-vente placée sous le thème « L’Agriculture sensible à la Nutrition » avait pour but de présenter l’expérience des bénéficiaires de sous-projets Nutrition financés par le Pidma dans les régions du Littoral, du Sud-ouest, de l’Ouest et du Nord-ouest. Occasion pour les participants de découvrir comment les sous-projets nutrition du Pidma contribuent à améliorer la situation nutritionnelle des ménages bénéficiaires et d’échanger sur le concept du fil conducteur. Ils ont été sélectionnés dans le cadre de l’évaluation du déroulement du volet sous-projet Nutrition Pidma initié en 2016. Des 73 groupes de femmes inscrits dans ce projet, une dizaine de Gic et de coopératives a été retenue pour cette traditionnelle exposition-vente de produits agricoles le 20 septembre dernier à Douala. Ces valeureuses femmes rurales ont fait montre de leur savoir-faire. Le temps d’une journée elles ont fait découvrir au public très curieux le résultat, mieux la richesse de leurs activités fruits du travail de la terre pour la plupart. Produits comestibles à base de champignons, manioc, légumes ou de riz, il y’ en avait de toutes les sortes. «Nous transformons du maïs dans toutes ses formes, la farine de maïs, la bouillie de farine, le concassé de maïs. A la base aussi nous produisons en grande quantité, nous traitons avec des agris business et avec un grand appui du Pidma. Notre quotidien a changé. » Explique Fondjim Tchuem Celine, Pca de la Socoopameb une coopérative installée à Baré Bakem dans le Moungo. Une collaboration avec le Pidma qui a permis à toutes ces femmes d’améliorer la structuration et l’organisation de leurs différents groupes, d’améliorer la cohésion sociale pour un résultat positif. Les Sous-Projets Nutrition (SPN) du Pidma se circonscrivent à la diversification de la production alimentaire, la génération des revenus, la promotion de l’éducation nutritionnelle, l’introduction des technologiques qui réduisent la pénibilité du travail des femmes, l’appui technique aux institutions de recherche nationales pertinentes. Rendu à la première phase du projet, les demandes sont encore importantes pour améliorer la nutrition au sein de nos populations. « Nous sommes à un taux de consommation tout engagement de 98,5% à 9 mois. Le taux des réalisations physiques sur le terrain est à 62,5% et le taux de décaissement réel est à 50%. Ce qui veut dire qu’au 30 juin 2019 nous serons à un taux de 100%.» souligne Thomas Ngue Bissa, Coordonnateur National du Pidma. Dans la suite, il y’a une projection d’emmener les produits camerounais à une foire qui va se tenir aux Etats-Unis au mois d’avril prochain. Si les principales bénéficiaires sont satisfaites, il y’a une question fondamentale qui demeure à savoir la labellisation et la normalisation de ces comestibles qui jusqu’ici servaient pour leur alimentation familiale afin que ces produits viennent sur le marché et qu’elles puissent s’autonomiser et devenir des entreprises. Depuis 3 ans que le Pidma s’est mis en place, il a bénéficié des subventions du gouvernement pour faire une transformation de mentalité pour que les producteurs deviennent des entrepreneurs. Une phase concluante de l’avis des organisateurs au regard des activités menées par des femmes. Le Projet d’Investissement et de Développement des Marchés Agricoles est une initiative conjointe du Gouvernement camerounais et de la Banque Mondiale représentée à cette cérémonie par Helena Nkole, program manager Banque Mondiale.
Après Douala, la délégation a mis le cap sur le département du Moungo à la rencontre des coopératives bénéficiaires de cette localité. Notons que ces différentes expositions-ventes se tiennent en prélude ) la Journée Mondiale de l’Alimentation qui sera célébrée le 16 octobre prochain.

Par : Sandrine BABO

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